Raconter notre histoire, grain par grain
La Poule Coquette est née d'un amour pour la terre et d'une volonté de traiter nos animaux avec le respect qu'ils méritent.
Un début humble mais passionné
Née il y a deux ans, La Poule Coquette, fruit de l’imagination de Thierry Mendez, est spécialisée dans la fabrication d’aliments pour volailles à partir de céréales locales. L’orge est produite directement sur les propres parcelles de l’agriculteur, tandis que les autres matières premières sont achetées auprès d’autres exploitations des environs. Sur place, à Saint-Egrève, les graines sont ensuite concassées, tamisées puis mélangées, notamment avec des vers de farine et des graines de lin, riches en protéines et en oméga 3, avant d’être conditionnées.
L'inclusion au centre du projet
Installée au sein de l’Harmonyum, dans les locaux de l’Esat Sainte-Agnès, l’entreprise La Poule Coquette incarne une belle rencontre entre agriculture locale, économie de proximité et inclusion. À l’origine du projet, Thierry Mendez, agriculteur passionné, a souhaité donner un nouveau sens à son activité après avoir transmis sa ferme pédagogique. Une évidence s’impose alors : valoriser son savoir-faire tout en maintenant le lien avec les personnes en situation de handicap qu’il accompagnait déjà.
Mais la singularité du projet réside aussi dans son fonctionnement. Chaque jour depuis six mois, des travailleurs de l’Esat viennent participer à la production, selon leurs envies et leurs capacités, pour quelques heures ou une demi-journée. Concassage, mise en sac, couture, étiquetage… autant d’étapes réalisées en commun, dans un esprit de partage et de transmission. «Le plus important, c’est le temps passé ensemble. Cela permet aussi à ces personnes porteuses de handicap d’avoir accès à des premières expériences dans le monde du travail», souligne Thierry, qui fait de cet accompagnement une véritable valeur ajoutée.
Une entreprise à taille humaine
Avec une production d’une vingtaine de sacs par jour, La Poule Coquette reste volontairement à taille humaine, privilégiant les circuits courts et les débouchés locaux. Une démarche qui pourrait bientôt aller plus loin, avec la mise en place d’un système de consigne pour limiter les déchets.